Depuis le samedi 23 novembre nous sommes installés dans un « Hostel de backpackers » à Barmera. Le principe est simple : il faut payer un loyer hebdomadaire, et en échange, le propriétaire (Murray) s’engage à nous trouver du travail dans les fermes de la région. En conséquence, nous ne dormons plus dans la Marthopat’ jusqu’à ce que nous reprenions la route.

Notre hostel est composé de quatre petites habitations (appelées « unit ») collées les unes aux autres comprenant chacune deux chambres de deux lits, une cuisine-salon et une salle de bain. Nous sommes actuellement en colocation avec un anglais (Greg) et un irlandais (Connor) ce qui nous permet de pratiquer quelque peu la langue de shakespeare. A vrai dire, nous ne sommes pas souvent dans notre « unit » et leur anglais n’est pas des plus faciles à comprendre.
L’hostel regroupe environ une quinzaine de personnes, majoritairement françaises… Nous côtoyons également les backpackers des deux autres hostel de la région gérés par le même propriétaire. Ce ne sont pas moins de 11 nationalités représentées : anglaise, belge, marocaine, néerlandaise, canadienne, finlandaise, française, irlandaise, italienne, suédoise et suisse.

Tous les autres backpackers sont ici pour valider leurs 88 jours de travail en ferme (condition pour avoir droit à une deuxième année en Australie avec le Visa Vacances Travail). En conséquence, la majorité restent plusieurs mois, ce qui permet de tisser des liens, et de créer une atmosphère de convivialité. Pour notre part, nous avons été très bien accueillis et intégrés.

Concernant le travail, nous n’avons pas tous la même chance. Certains obtiennent un travail sur le long terme, d’autres enchaînent les petits jobs à droite à gauche, d’autres ne travaillent pas pendant plusieurs semaines. Tout dépend du moment où on arrive, si les fermes ont besoin de main d’œuvre, si on dispose d’une voiture, si on est un gars ou une fille (certains travaux sont mixtes, d’autres sont réservés aux hommes ou aux femmes), si le propriétaire a un bon retour de notre travail dans les fermes, etc. Quoi qu’il en soit, nous n’avons pour le moment pas été trop mal loti, bien que notre job actuel ne nous permet pas de faire beaucoup d’heures.
Nous avons commencé par un travail d’une semaine dans un vignoble à 10 minutes de l’hostel. Notre mission a été de tailler de nouvelles vignes, en choisissant le sarment le plus robuste et poussant droit et en éliminant tous les autres. Expérience très enrichissante, le propriétaire, Jason, a pris soin de tout nous expliquer, autant sur la manière de faire que sur la raison. Expérience également agréable, nous étions autonomes toute la journée, Jason nous faisait entièrement confiance et nous complimentait sur le travail effectué. Il nous amenait café et biscuits tous les matins et « Iced coffee » et muffin l’après-midi. Il est probable que nous retravaillons pour lui.


Après une journée dans un autre vignoble à tailler (« pruning ») des vignes adultes, nous avons commencé un nouveau travail depuis le milieu de la semaine dernière. Dans un premier temps, nous récoltons des choux-fleurs (« cauliflower »). Équipés d’une machette nous avançons chacun au milieu de deux rangées de choux-fleurs que nous découpons et déposons sur un tapis roulant accroché au tracteur. Ils sont directement mis en carton. Ce travail sollicite particulièrement le dos car nous devons nous courber en permanence. Nous travaillons avec 4 autres backpackers de notre hostel dont les deux britanniques de notre « unit ». Une bonne cohésion se crée. Une fois les choux-fleurs terminés, on devrait continuer dans la même ferme, et ramasser du maïs et des pommes de terre. Affaire à suivre…
