Agnes Water sunset – un des derniers au bord de l’océan ??
Il y a une dizaine de jours, nous vous avons fait part de nos incertitudes quant à la suite de notre aventure australienne. Il semblerait, à moins d’une surprise, que nous vivons nos dernières semaines à l’autre bout du monde. En effet, les dernières annonces du gouvernement nous amènent à un confinement et les déplacements sont désormais restreints au strict minimum (alimentation, urgence médicale,…, ainsi que les déplacements pour rentrer en France).
Pour « preuve » de ces nouvelles mesures, ce lundi nous avons été refusés de plusieurs campings (refus de nouveaux arrivants, refus de séjours courts, campings fermés à cause du Covid-19). Ce mardi, pendant que nous faisions réparer notre 4×4 pour une fuite d’huile, le garagiste nous a demandé de nous éloigner les uns des autres… (nous étions 3 assis autour d’une table, les « rassemblements » sont limités à 2).
Dans ces conditions, nous avons décidé de rentrer en France, ou plutôt d’essayer de rentrer… Nous sommes actuellement dans le Queensland à 500 kms au Nord de Brisbane. L’objectif dans les jours à venir et de se rapprocher d’une grande ville, Brisbane ou Sydney. Nous essayerons alors de vendre la voiture. Cela risque d’être difficile, aucun nouveau backpacker n’arrive en Australie et les mesures de confinement ont forcément un impact négatif sur la demande.
Nous espérons ensuite rejoindre la France soit par un vol commercial classique soit par un vol spécial d’une compagnie en partenariat avec l’ambassade Française en Australie. Cela peut être autant de l’ordre de 2 semaines que de deux mois.
Chers amis et famille, avant de vous écrire quelques nouvelles, nous voulons avoir une pensée pour vous tous, dans ces moments de confinement, moments de solitude, peut être aussi d’inquiétude et de peur. Un peu de lecture vous changera les idées et vous fera voyager le temps d’un instant !
Ici, le coronavirus est bien présent mais dans une mesure moindre qu’en France (env 1100 cas). Pour le moment, aucune mesure stricte de confinement n’est en place. Aux dernières nouvelles, la Tasmanie et le Territoire du Nord ont fermé leur frontière et l’Australie Méridionale impose une isolation de 14 jours pour ceux qui s’y rendent. Nous craignons que les autres états fassent de même dans les prochains jours, ce qui pourrait nous bloquer dans notre voyage. Nous avons donc pas mal d’incertitudes concernant la suite du programme, notamment pour Thomas, qui doit rentrer pour le mariage de sa sœur au mois de Mai.
Nous avons bien roulé ces dernières semaines. Après avoir quitté Melbourne et voyagé quelques jours avec William, nous l’avons déposé sur Sydney.
Nous en avons profité pour passer un dimanche matin à l’église mère de Hillsong dans la banlieue de Sydney.
Afin d’éviter le mauvais temps, nous avons pris la direction des terres en passant par les blues mountains qui ont brûlé à 80% cet été (déc 2019). Il est impressionnant de voir comment la nature reprend ses droits en quelques mois, notamment les eucalyptus qui repoussent très rapidement. Nous avons traversé quelques parcs nationaux et arpenté les pistes sableuses grâce à notre véhicule tout terrain.
De retour à l’océan (à 25°C seulement) entre Sydney et Brisbane, nous avons fait du bodyboard quelques jours et bien profité du soleil qui est amené à disparaître sur la côte dans les prochains jours. Nous repartons donc dans les terres à l’ouest de Brisbane afin d’éviter une semaine de pluie. D’ailleurs, pour suivre notre trajet en direct, cela se passe ici : https://www.polarsteps.com/TomEtMarco/2535748-tom-marco-en-australie
Voilà encore une curiosité touristique validée, the Great Ocean Road, elle est considérée comme la route la plus jolie du pays, entre océan, falaises, plages, montagne et forêts d’eucalyptus.
Sur une dizaine de jours, nous avons parcouru un millier de kilomètres entre Barmera et Melbourne, en passant par Adélaïde avec 6 amis allemands et notre pote William.
On vous laisse profiter avec les quelques photos ci-après, ainsi qu’une vidéo réalisée par Thomas.
Carpenter Rocks LighthouseThe blue lake (Mount Gambier)Great Canyon – The Grampians National ParkThe twelve Apostles
Vidéo du Road Trip
Nous partons aujourd’hui de Melbourne où nous venons de séjourner une petite semaine. Cela fait du bien de retrouver un peu de confort. Nous nous dirigeons vers Sydney avec Will (nous ne prévoyons pas de nous y arrêter puisque nous y retournerons en mai pour prendre l’avion) puis Brisbane par la suite.
Enfin !!! Après 3 mois de travail dans la ferme de cauliflowers (choux-fleurs) et de corn (maïs), il était temps de faire nos adieux à notre patron. De son côté Will a ramassé pendant 1 mois et demi des watermelons (pastèques), également à Barmera.
Pour nous remercier de notre engagement et de notre efficacité au travail, nous avons partagés bruschetta et bières le dernier jour, aux frais du patron.
Ce travail agricole n’a pas été facile tous les jours, mais c’est ce qui rend l’expérience intéressante. En effet, nous avons fait face aux aléas météorologiques (pluie, vent, tempête de sable, chaleur caniculaire 48°) ainsi qu’à la fatigue physique (au dos et aux mains).
Meli à gauche de Marco sur la photo sera du voyage entre Adélaïde et Melbourne.
Malgré les bons moments passés ces 3 derniers mois, nous sommes heureux de quitter Barmera et de commencer une nouvelle aventure, d’autant plus que nous sommes accompagnés de Will et de 6 allemands.
Nous avions prévu d’acheter une tente samedi (jour de notre départ) pour William mais les magasins étant fermés nous avons dû dormir à trois dans notre rooftent…, premiers moments conviviaux.
Nous avons profité de notre court passage sur Adélaïde le dimanche pour rejoindre une église évangélique que Will connaissait, et nous nous sommes promenés dans la ville l’après midi.
Nous avons rejoint le village de Port Elliot sur la côte au Sud d’Adélaïde où nous attendons nos co-voyageurs allemands pour une dizaine de jours de road trip.
Après avoir passé bientôt 3 mois en ferme à Barmera, nous nous apprêtons à reprendre la route.
Nous serons accompagnés de William dans la voiture (devant à droite sur la photo), c’est un ami de Thomas rencontré il y a deux ans dans le centre de vacances de JPC dans la Drôme. Il nous a rejoint pour le nouvel an à Adélaïde et depuis quelques semaines il loge au même hostel que nous à Barmera.
Nous formerons un convoi de deux campervans, un break et notre 4WD « La Marthopat’ ». Nous serons 9 travelmates, 3 français et 6 allemands. Cela nous permettra de pratiquer notre anglais tout au long du road trip.
Nous décollerons le 22 février pour Adélaïde où nous passerons le week-end, le temps de visiter, puis nous prendrons la direction de Melbourne en passant par la Great Ocean Road. Nous avons prévu une dizaine de jours de road trip puis une semaine tous ensemble à Melbourne. Nous prévoyons de continuer la route avec William le long de la Côte Est, jusqu’à Brisbane puis Cairns.
En ce 21 janvier nous avons fêté les 27 ans de Marco.
Nous travaillons toujours dans la ferme de choux-fleurs depuis début décembre. Après avoir connu une semaine de travail intense sous la canicule, notamment trois jours de suite où les températures sont montées jusqu’à 48°C à Barmera (la moyenne nationale établissant un record de chaleur pour le pays) avec le mercure atteignant déjà 40°C à 9h du matin.., cette semaine entrecoupée par Noël (25 déc) et le Boxing Day (26 déc) est plus reposante.
Notre hostel au complet
Cette année, la période de Noël aura été bien différente de ce que nous connaissons habituellement, à bien des niveaux. Premièrement, les températures extrêmes de ce mois de décembre, et l’absence (à quelques exceptions près) de décoration des maisons, du centre-ville et des vitrines des magasins de Barmera n’ont pas créé cette atmosphère propre à Noël. De plus, il s’agit de notre premier Noël éloigné de nos familles respectives, loin du sapin décoré sous lequel les nombreux cadeaux sont soigneusement emballés, loin des plats raffinés et repas généreux que cette période festive a l’habitude d’offrir.
Quoi que différent, ce Noël a été source de convivialité et de partage. C’est au bord du lac de Barmera que nous avons retrouvé les backpackers des autres hostels afin de mettre en commun les mets préparés par chacun. Ce fût également l’occasion de s’échanger un petit cadeau. Ce n’est pas déplaisant de passer la journée en extérieur et de se baigner le jour de Noël, peut être qu’avec le réchauffement climatique, nous ferons de même en France dans quelques années…
Couché de soleil au bord du lac de Barmera
Nous prévoyons de passer le réveillon du Nouvel An à Adélaïde, histoire de retrouver la civilisation le temps d’une journée.
Noël avec les autres backpackers des hostel voisins
Chers lecteurs, familles, amis et inconnus, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année.
Depuis le samedi 23 novembre nous sommes installés dans un « Hostel de backpackers » à Barmera. Le principe est simple : il faut payer un loyer hebdomadaire, et en échange, le propriétaire (Murray) s’engage à nous trouver du travail dans les fermes de la région. En conséquence, nous ne dormons plus dans la Marthopat’ jusqu’à ce que nous reprenions la route.
Partie de Shithead (bataille norvégienne) avec les copains dans le jardin
Notre hostel est composé de quatre petites habitations (appelées « unit ») collées les unes aux autres comprenant chacune deux chambres de deux lits, une cuisine-salon et une salle de bain. Nous sommes actuellement en colocation avec un anglais (Greg) et un irlandais (Connor) ce qui nous permet de pratiquer quelque peu la langue de shakespeare. A vrai dire, nous ne sommes pas souvent dans notre « unit » et leur anglais n’est pas des plus faciles à comprendre.
L’hostel regroupe environ une quinzaine de personnes, majoritairement françaises… Nous côtoyons également les backpackers des deux autres hostel de la région gérés par le même propriétaire. Ce ne sont pas moins de 11 nationalités représentées : anglaise, belge, marocaine, néerlandaise, canadienne, finlandaise, française, irlandaise, italienne, suédoise et suisse.
Resto’ avec les copains backpackers
Tous les autres backpackers sont ici pour valider leurs 88 jours de travail en ferme (condition pour avoir droit à une deuxième année en Australie avec le Visa Vacances Travail). En conséquence, la majorité restent plusieurs mois, ce qui permet de tisser des liens, et de créer une atmosphère de convivialité. Pour notre part, nous avons été très bien accueillis et intégrés.
La Team Cooper (Marco, Justine, Lola, Thomas, Alexi, Reda)
Concernant le travail, nous n’avons pas tous la même chance. Certains obtiennent un travail sur le long terme, d’autres enchaînent les petits jobs à droite à gauche, d’autres ne travaillent pas pendant plusieurs semaines. Tout dépend du moment où on arrive, si les fermes ont besoin de main d’œuvre, si on dispose d’une voiture, si on est un gars ou une fille (certains travaux sont mixtes, d’autres sont réservés aux hommes ou aux femmes), si le propriétaire a un bon retour de notre travail dans les fermes, etc. Quoi qu’il en soit, nous n’avons pour le moment pas été trop mal loti, bien que notre job actuel ne nous permet pas de faire beaucoup d’heures.
Nous avons commencé par un travail d’une semaine dans un vignoble à 10 minutes de l’hostel. Notre mission a été de tailler de nouvelles vignes, en choisissant le sarment le plus robuste et poussant droit et en éliminant tous les autres. Expérience très enrichissante, le propriétaire, Jason, a pris soin de tout nous expliquer, autant sur la manière de faire que sur la raison. Expérience également agréable, nous étions autonomes toute la journée, Jason nous faisait entièrement confiance et nous complimentait sur le travail effectué. Il nous amenait café et biscuits tous les matins et « Iced coffee » et muffin l’après-midi. Il est probable que nous retravaillons pour lui.
Après une journée dans un autre vignoble à tailler (« pruning ») des vignes adultes, nous avons commencé un nouveau travail depuis le milieu de la semaine dernière. Dans un premier temps, nous récoltons des choux-fleurs (« cauliflower »). Équipés d’une machette nous avançons chacun au milieu de deux rangées de choux-fleurs que nous découpons et déposons sur un tapis roulant accroché au tracteur. Ils sont directement mis en carton. Ce travail sollicite particulièrement le dos car nous devons nous courber en permanence. Nous travaillons avec 4 autres backpackers de notre hostel dont les deux britanniques de notre « unit ». Une bonne cohésion se crée. Une fois les choux-fleurs terminés, on devrait continuer dans la même ferme, et ramasser du maïs et des pommes de terre. Affaire à suivre…
Pause déjeuner à la ferme de choux-fleurs avec Massen
Après quelques recherches infructueuses de travail dans des fermes sur la côte Ouest, nous avons décidé de traverser les deux tiers de l’Australie d’Ouest en Est (Perth to Adélaïde) et de chercher du travail dans cette région. Nous nous sommes arrêtés à la Bibliothèque de Port Augusta un vendredi matin, et nous avons contacté une trentaine de fermes, principalement par mails et sms. A peine dix minutes plus tard, Thomas recevait une réponse positive, nous sommes immédiatement partis pour Waikerie (200 kms au NE d’Adélaïde) et quelques heures plus tard, nous commencions notre premier job en Australie : la récolte d’oranges !
Avant de débuter cette première expérience, nous avons fait des recherches sur des blogs pour en apprendre plus sur ce travail. En lisant quelques histoires, ce job était présenté comme éprouvant physiquement, et en général plutôt mal payé.
Le principe est simple, il faut enlever toutes les oranges des arbres et remplir un grand bac d’environ un mètre cube (bin). Pour cela, nous étions équipés d’un sac de récolte placé à l’avant, de gants pour se protéger des épines, et le port de vêtements longs était conseillé. Certains se couvraient également le visage à l’aide de foulards ou de masques, contre les insecticides. Ces derniers n’empêchaient malheureusement pas la prolifération des araignées (et pas que des petites !) …
Nous avons adopté une méthode classique en trois étapes pour la cueillette des oranges :
Cueillir toutes les oranges en bas de l’arbre (du sol à environ 2 mètres)
A l’aide d’une échelle, ramasser les oranges en haut de l’arbre (certains mesurant jusqu’à 5 mètres)
Ramasser les oranges restantes en montant dans l’arbre (technique du « monkey ») et/ou avec l’aide d’un crochet (« hook »)
L’objectif est de remplir un maximum de « bin » dans la journée. En effet, la rémunération se fait au rendement, c’est à dire que nous sommes payés selon le nombre de ‘bin » remplies et non selon le nombre d’heures travaillées. En contrepartie, nous sommes autonomes dans l’organisation de nos journées, excepté le fait de commencer à 7H00 le matin. Nous faisons des pauses quand nous voulons et la journée peut tout autant s’arrêter à 11h00 qu’à 19h00, libre à nous de décider.
En plus de ce job, nous avions accès à des « accommodations » à une dizaine de minutes des vergers, c’est à dire un terrain pour garer la voiture la nuit, et surtout une cuisine (enfin les plaques de cuisson ne fonctionnaient pas), salle de bain, toilettes, électricité et eau potable.
Vue de la maison depuis notre « roof tent »
Notre premier jour de travail a été plutôt difficile, avec 8h d’efforts sous un soleil brûlant, les premières douleurs d’un nouveau travail répétitif présentes, et un gain de 88$ (avant retenue de 15% d’impôt sur le revenu) à deux…
Les journées s’enchaînent, notre technique de récolte s’améliore et le corps s’habitue aux mouvements répétitifs et à la charge du sac. Le temps nécessaire pour remplir une « bin » diminue au fil des jours, cela nous permet à la fois de gagner un peu plus, de terminer plus tôt et de profiter de la seconde moitié d’après-midi pour récupérer.
Viliame, notre superviseur sur le terrain (il décide sur quelle rangée nous travaillons), a bien pris soin de nous. Une grande partie des autres travailleurs (venus d’Inde) semblait guère nous apprécier. Ils essayaient de nous faire des mauvais coups en nous laissant les arbres longs à « cleaner », en prenant nos « bins » vides sans nous laisser prendre les leurs, et même en « empruntant à long terme » une de nos échelles un matin. Rien de grave ni de méchant, et il ne s’agit évidemment pas d’une généralité, un couple âgé venu également d’Inde nous a proposé du thé lors d’une petite pause. Quoi qu’il en soit, il était difficile de discuter, ils ne parlent pas du tout anglais.
Nous avons accueilli trois français, Cloé, Alex et Maxime, pour une semaine de travail. Cela a été l’occasion de passer de belles soirées et après-midi détente.
Soirée Pizza avec 3 travailleurs français
Le mercure est monté jusqu’à 44°C (!), certainement la pire sensation de chaleur de notre vie. Le vent soufflait de l’air chaud en permanence. Ce jour là, nous avons même vu deux tornades de sable et de la fumée noire au loin, peut être le bush prenant feu… l’état « catastrophic – code red », soit le plus au niveau sur l’échelle du risque d’incendie, a été déclenché.
Après plusieurs après-midi au lac de Barmera, une ville à 50 kms à l’Est de Waikerie, nous avons rencontré d’autres « pvtistes » travaillant dans la région, et après quelques coups de fil de Thomas, nous avons été accueillis ce samedi par Murray (80 ans) dans un de ses « hôtels » de backpackers. En échange de l’hébergement (nous ne pouvons pas dormir dans notre tente), Murray s’engage à nous trouver du travail dans les fermes de la région. C’est une pratique courante en Australie. En principe, nous devrions démarrer un nouveau job ce lundi.
Il y a maintenant une semaine que nous avons pris la route, cap vers le South Australia et plus précisément Adélaïde (que nous n’avons toujours pas visité d’ailleurs). 2700 kms séparent les villes de Perth et d’Adélaïde. Ce sont de longues heures de voitures et autant de lignes droites jonchées de cadavres de kangourous sur les bords…, faute aux conducteurs nocturnes. Les décors se suivent et se ressemblent, forêts clairesemées et déserts arides. Nous avons emprunté la plus longue ligne droite du pays, la EYRE HIGHWAY : 146 kms, classée tout de même 6ème mondiale, mais incomparable à celle de 1 116km en Arabie Saoudite.
Le mythique panneaux « DANGER ANIMALS »
Notre principale occupation pendant ce trajet a été de faire coucou aux voitures et camions que nous croisions, ceux-ci étant rares et espacés. Le plus difficile était de ne pas trop s’écarter de la route lorsque nous croisions un camion « Road Train » avec 3 ou 4 remorques, soit une cinquantaine de mètres ! La distance entre les stations essence, la consommation significative de la Marthopat’ et le prix de l’essence pouvant varier de 1,3$ à 2$ le Litre (sans compter que le prix varie selon le jour de la semaine)… la gestion du réservoir fût l’une de nos priorités.
Mine de Kalgoorlie
Nous avons opté pour un léger détour afin de visiter Kalgoorlie, une des principales villes minières d’Australie. Après s’être arrêté au « Museom of the Goldfields », musée dédié à l’histoire des mines d’or (artefacts, logements de mineurs et derrick panoramique), nous avons contemplé le « Super Pit », la plus grande mine d’or à ciel ouvert d’Australie.
Sunset sur la Marthopat’
Cette semaine, les rencontres ont été exclusivement animalières, kangourous, dromadaires, émeus, araignées, mouches et moustiques.
Marco qui se bat contre les mouches et le style !
Quelque part au milieu de la plaine de Nullarbor, l’horizon à des dizaines et dizaines de kilomètres, nous avions la sensation que la terre était bien ronde.
Nous avons eu la mauvaise surprise, une heure à peine sortis du magasin, de devoir nous débarrasser de nos fruits (et légumes)… l’Australie a mis en place des restrictions en la matière lors du passage d’un état à l’autre et également dans certaines zones de quarantaines où nous sommes actuellement.
Nous avons constaté que la prévention routière est plutôt osée, les carcasses de voiture le long de la route en témoignent.
Un dernier mot, nous avons commencé un travail de « fruit picking » d’orange depuis 2 jours, sous un soleil de plomb (histoire à suivre).
Afin de « sécuriser » notre arrivée sur Perth, nous avons décidé, quelques jours avant notre départ, de réserver une chambre chez l’habitant pour la première semaine. L’objectif était de bénéficier d’un lieu calme, d’une connexion Wi-Fi et d’une adresse postale le temps d’effectuer sereinement nos premières démarches. Finalement, notre séjour chez Vince se prolongera de deux semaines, nous permettant d’acquérir et d’aménager la Marthopat’.
La quarantaine, Vince nous a réservé un accueil des plus chaleureux dans sa maison. Avenant, blagueur, et détendu, Vince est perpétuellement en mouvement, toujours occupé à droite et à gauche. Dans le batîment la semaine (au chantier et chez lui), Vince se voue à la musique le week-end (batteur).
Son âme d’artiste déteint notamment sur l’organisation du frigo… et notre cartésianisme est rudement mis à l’épreuve. Les bières au frigo, évidemment on valide, c’est la base ! Les verres au frais ça se discute, enfin en été pourquoi pas. Le pain au frigo… c’est sacrilège ! Pour les serviettes en papier, on est sans voix. On cherche encore la raison…
Dans la même « logique », notre hôte est un passionné du ménage, à tel point que l’aspirateur dort sur le canapé en permanence…
A l’affût des « bons » plans à travers tout le pays, Vince est toujours prêt à les partager. De cette manière, nous avons par exemple découvert quelques belles plages aux alentours de Perth et visité la cité de Fremantle. D’autres plans plus insolites, comme celui du seul McDonald’s en Australie qui vendrait de la Marijuana ! A vrai dire, on n’a pas encore vérifié, et ce n’est pas au programme.
Vince est batteur dans un rock band qui reprend les chansons du célèbre groupe australien INXS (seul et unique CD dans notre voiture à ce jour). Nous avons assisté au show de sa troupe, à deux reprises. Soirées aux rencontres étonnantes, Vince nous présentant à toutes les personnes qu’il croise, amis, famille, et inconnus… Pour un des concerts, nous l’avons assisté pour le rangement de son matériel et il nous a ramené à bon port dans son 4×4.
Vince derrière sa batterie
La maison est située dans un quartier résidentiel calme au Nord de Perth. L’accès au centre ville se fait rapidement en bus et tous les commerces utiles se trouvent à proximité. Si vous passez un jour à Perth, demandez nous !
Ce fût une belle rencontre qui aura marqué le début de notre séjour en Australie 🇦🇺, et peut être qu’on aura l’occasion de revoir Vince au détour d’une tournée européenne 🇪🇺 🇫🇷 !